VIH

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C’EST QUOI VIH

 

VIH = Virus de l’Immunodéficience Humaine

VIH = virus qui cause le Sida (Syndrome de l’immunodéficience acquise)

VIH = fait partie des ITSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang)

VIH = s’attaque aux globules blancs, soit au système immunitaire.

Cylcle de réplication virale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La majorité des personnes infectées ne présenteront pas de symptôme de l’infection et pourront vivre plusieurs années (8-10 ans) sans ressentir l’impact du VIH. On appelle cette phase de l’infection, la phase asymptomatique (pas de symptôme). La seule façon de savoir si on est porteur du virus est de se faire dépister.

On ne meurt pas du sida.

Lorsque le VIH affaiblit le système immunitaire de la personne infectée, celle-ci peut contracter des maladies opportunistes graves et mettre en danger sa santé globale. Ce sont ces maladies opportunistes comme les cancers, les pneumonies, etc, qui tuent.

Les principaux symptômes d’un système immunitaire très affecté peuvent se manifester par l’enflure des ganglions lymphatiques, des sueurs nocturnes, de la fièvre, des diarrhées, une perte de poids et une fatigue constante.

Aucun traitement n’existe pour guérir
le VIH. Il existe un traitement, la trithérapie, qui permet à une personne séropositive (porteuse du VIH) de vivre aussi longtemps qu’une personne qui n’a pas le VIH, cependant il y a des effets secondaires.

En nombre

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Image1Image3En général :

L’ONUSIDA estime que 33 à 36 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde.

Selon les estimations de l’Agence de la santé publique du Canada , «65 000 personnes vivaient avec le VIH (y compris le sida) au Canada à la fin de 2008. De ce nombre, près de 16 900 personnes, soit 26 %, ignoraient qu’elles étaient infectées par le VIH.

Au Québec, on estime que 21 000 personnes vivent avec le VIH/sida. Chaque années, 60% des nouvelles infections proviennent des 26%  des personnes qui portent le virus mais ne le savent pas.


Sources : SIDA: feuilles de résultats. Vue d’ensemble: Rapport ONUSIDA sur l’épidémie mondiale SIDA|2010

Estimations de la Prévalence et de l’Incidence du VIH au Canada, 2008 de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC)
Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) au Québec
Année 2009 (et projections 2010) – Faits saillants, Gouvernement du Québec, 2010

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LES RÉALITÉS DU VIH

Le VIH comporte des réalités qui ne sont pas toujours tangibles. Le VIH est d’abord une maladie qui a un grand impact sur les habitudes de vie et sur la santé en général. Dès son diagnostic, la personne devra débuter ses traitements et changer certains comportements pour aider le bon fonctionnement de ceux-ci. Une personne séropositive devra maintenir une bonne santé pour aider son système immunitaire à combattre la multiplication du virus. Une bonne alimentation, plus de sport, pas de tabac et surtout peu de drogues et d’alcool devront être respectés pour maintenir une santé globale.

Il existe aussi plusieurs impacts sur la santé psychologique, sur la vie affective et sexuelle, sur la santé économique et surtout sur la santé sociale de la personne vivant avec le VIH.

En plus de devoir prendre des médicaments toute leur vie, de changer leurs habitudes de vie pour maintenir une bonne santé globale et de devoir être suivi régulièrement par leur médecin, les personnes séropositives subissent quotidiennement la stigmatisation des autres personnes face à leur statut.

En effet, le manque d’information qu’a la population cause très souvent une crainte inutile face à la transmission du VIH. Côtoyer tous les jours une personne séropositive n’a aucun danger pour les personnes séronégatives. Des gestes posés naturellement comme de sérer la main, accoler, câliner, embrasser ou des gestes quotidiens comme aller à la toilette, partager de la nourriture ou simplement manger ou boire avec des ustensiles ou de la vaisselle utilisés par plusieurs ne comportent AUCUN risque de transmission du VIH.

Depuis plus de 20 ans, les personnes séropositives subissent des jugements et des traitements particuliers qui leur sont injustement réservés. Le VIH ne se contracte pas en toussant contrairement à la grippe. Il faut qu’il y ait plusieurs éléments pour avoir un risque de transmission. Rappelez-vous qu’il faut une personne séropositive + un liquide transmetteur + une porte d’entrée pour qu’il y ait transmission. Si il y a une personne séropositive + un liquide mais pas de porte d’entrée, il n’y aura pas de transmission. Si il y a une personne séropositive + une porte d’entrée, mais pas de liquide, il n’y aura pas de transmission.

En soit, avant de poser un jugement sur une personne séropositive, il faut ouvrir les yeux et reconnaître que c’est d’abord une personne avec un cœur et des sentiments. Pour de plus amples informations sur la qualité de vie des personnes séropositives, contactez-nous maintenant!

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LES MODES DE TRANSMISSION

 

Le VIH peut être transmit par le biais de 6 liquides infectés :

              • Le sang
              • Le sperme
              • Le liquide pré éjaculatoire
              • Les sécrétions vaginales
              • Les sécrétions anales
              • Le lait maternel

Ce liquide doit entrer en contact avec une coupure, une lésion ou une microlésion.

Sur le corps humain, il existe quatre endroits où il y a plus de microlésions :

              • Bouche
              • Anus
              • Vagin
              • Gland

La transmission doit correspondre à une certaine logique mathématique :

              1. Le liquide doit provenir d’une personne séropositive.
              2. Il doit être en contact direct avec une porte d’entrée (coupures, micro-lésions)
              3. Le contact doit avoir été fait dans un court laps de temps, le virus du VIH ne survivant pas plus de quelques secondes à l’air libre.

Il existe plusieurs comportements à risques reconnus de transmission du VIH

Risque faible d’être contaminé(e) par le virus du sida :

              • Fellation sans préservatif ET sans éjaculation
              • Échange d’objet (sex toy) ou de godemiché sans préservatif
              • Anulingus (langue-anus) sans carré de latex (digue dentaire)
              • Cunnilingus (langue-sexe féminin) sans carré de latex (digue dentaire)
              • Utilisation de matériel non stérilisé pour le tatouage ou le piercing

Risque fort d’être contaminé(e) par le virus du sida :

              • Fellation sans préservatif ET avec éjaculation
              • Pénétration vaginale sans préservatif
              • Pénétration anale (sodomie) sans préservatif
              • Échange de seringue ou de pipe à crack lors d’injection ou d’inhalation de drogue

Visionne la vidéo suivante pour plus d’information : Clique ici!

Tu peux cependant te protéger lors de ces comportements. Pour connaître les trucs et conseils pour une réelle protection, diriges-toi maintenant dans la section «Comment se protéger?»

Savais-tu que le BRAS peut aider des groupes à comprendre le VIH?

Chaque année, le BRAS offre 5 formations de base sur le VIH/sida.  Surveille les activités pour connaître la date de la prochaine formation.

Si tu fais partie d’un organisme ou d’un groupe de la région de l’Outaouais, le BRAS offre aussi des ateliers VIH-101 pour enseigner tout sur le VIH, les comportements à risque et les modes de transmissions. Ces ateliers sont gratuits!

Informe-toi maintenant!

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COMMENT SE PROTÉGER?

 

Transmission

Le VIH se transmet d’une personne séropositive lorsqu’un ou plusieurs des liquides transmetteurs du VIH (sang, sperme, liquide pré-éjaculatoire, sécrétions vaginales, sécrétions anales ou lait maternel) entre en contact avec le sang d’une autre personne par l’entremise d’une porte d’entrée (lésion, microlésion ou coupure).

Personne séropositive + Liquide transmetteur + Porte d’entrée = transmission

Une règle à suivre : Se protéger = protéger sa propre santé. Avoir des condoms, du lubrifiant et du matériel de consommation qui nous est propre et sous la main diminuera les risques de contracter le VIH.

Se protéger du VIH

Comportement à risque Contraception Détails
Pénétrations vaginales et anales Utilisez EN TOUT TEMPS un condom Le condom (masculin ou féminin) est le seul moyen de contraception sûr contre la transmission du VIH, s’il est porté correctement et systématiquement. Avant d’utiliser un condom, vérifiez la date d’expiration et l’état de l’emballage. S’il est endommagé, s’il n’y a plus d’air à l’intérieur ou s’il est déchiré, jetez-le et prenez-en un autre.De plus, pour améliorer le confort et pour empêcher le condom de se déchirez, utilisez un lubrifiant à base d’eau. N’utilisez un condom qu’une seule fois et avec unE seulE partenaire. Si vous souhaitez en savoir davantage ou obtenir des condoms gratuitement, rendez-nous visite!
Sexe oral (cunnilingus, fellations ou anulingus) Utilisez EN TOUT TEMPS un condom ou une digue dentaire (carrée de latex) Utilisez un condom à saveur pour une meilleure expérience. Vous pouvez aussi confectionner une digue dentaire vous-même avec un condom à saveur coupé aux deux extrémités et dans le sens de la longueur.
Drogues injectables et inhalables Utilisez EN TOUT TEMPS une seringue neuve et du matériel d’injection qui vous est propre. Du sang présent sur ce matériel pourrait être infecté. Ne partagez jamais votre seringue, votre cuillère ou votre tampon à injection.De plus, lors d’inhalation de drogue, utilisez votre pipe à craque, ne la prêtez pas et assurez-vous de son état. Une blessure par brûlure ou coupure aux lèvres pourrait être la porte d’entrée du virus lors du partage de drogues.Procurez-vous du matériel stérilisé et sécuritaire gratuitement en nous visitant.
Tatouages et piercing Matériel stérile et neuf pour chaque client Assurez-vous que tatoueur ou perceur utilise du matériel stérile et neuf pour chaque client. L’aiguille, l’appareil et l’encre à tatouage peuvent être infectés, ainsi que l’aiguille de perçage. Assurez-vous que votre tatoueur/perceur ouvre l’aiguille devant vous et qu’il la jette après usage. Assurez-vous aussi qu’il utilise des pots d’encre individuels et que ceux-ci sont jetés après votre passage. Pour ne courir aucun risque, vous pouvez vous procurez votre encre en demandant conseils à votre tatoueur.
Partage d’objets sexuels Objet sexuel personnel ou condoms. Aussi fantaisiste que cela peut paraître, un objet sexuel ne doit pas être prêté ou emprunté. Si vous et votre nouveau (nouvelle) partenaire utilisez le même objet sexuel, couvrez-le d’un condom et changez-le lorsque ce sera votre tour ou utilisez uniquement un objet par partenaire.

Visionne la vidéo suivante pour plus d’information : Clique ici!

Savais-tu que le BRAS peut aider des groupes à comprendre le VIH?

Chaque année, le BRAS offre 5 formations de base sur le VIH/sida. Surveille les activités pour connaître la date de la prochaine formation.

Si tu fais partie d’un organisme ou d’un groupe de la région de l’Outaouais, le BRAS offre aussi des ateliers de sensibilisation sur le VIH/sida. Ces ateliers sont gratuits!

Informe-toi maintenant!

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LUTTE CONTRE LA SÉROPHOBIE

La sérophobie est une manifestation de peur et d’aversion à l’égard des personnes vivant avec le VIH. Comme l’homophobie, elle se manifeste par des actes d’exclusion ou de discrimination, implicites ou explicites.

Nous vous invitons à visiter le site STOPserophobie.org pour tout connaître sur la sérophobie!

 

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PAROLES D’EXPERTS

Dr. Réjan Thomas

 

 

 

 

Le Dr Réjean Thomas

 

Qui est le Dr Réjean Thomas : Réjean Thomas pratique la médecine depuis près de 30 ans. Président et cofondateur de la clinique l’Actuel en 1984, il a reçu plusieurs prix et honneurs, dont Chevalier de l’Ordre national du Québec, et un doctorat honoris causa de l’Université de Moncton. En 1996, Réjean Thomas fonde le bureau québécois de Médecins du monde, et en 1999 il devient le président fondateur de Médecins du monde Canada.[1]

[1] Source : Réjean Thomas, Médecin de coeur, homme d’action, Boulanger, Luc, Les Éditions Voix parallèles

 

 

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